Pour faire face à la multiplication des radars automatiques et des radars fixes sur nos routes et autoroutes, le constructeur Irlandais Inforad a mis au point un avertisseur de radar. N’étant pas un détecteur de radar, son utilisation est donc totalement légale, l’inforad rend les mêmes services en fonctionnant avec le système GPS. L’Inforad moto permet d’avertir le pilote d’une moto ou d’un scooter en cas de dépassement de la vitesse limite autorisée aux abords d’un radar fixe ou automatique. Cela est bien utile car, si dans la grande majorité des cas, un radar automatique est signalé par un panneau pas toujours très visible, il suffit souvent d’un moment d’inattention pour se faire flasher, recevoir une contravention et perdre des points de son permis de conduire. Lire la suite
Les 5, 6 et 7 février 2010 Le SALON du 2 ROUES de LYON fait son retour à Eurexpo et accueille sur plus de 20 000 m2, toutes les plus grandes marques : Yamaha, Suzuki, Honda, Kawasaki, Harley Davidson, BMW, Ducati, Triumph, MBK, Peugeot, Piaggio, Vespa Gilera, et bien d’autres…
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Les nouveaux radars »tronçons » mesurent la vitesse moyenne sur un parcours. Encore en projet, ils pourraient arriver en fin d’année.
Le débat sur les radars en France n’a pas fini de faire des vagues. Alors que l’État a prévu d’installer 530 nouveaux radars fixes en 2010 et que de nouvelles cabines, plus sophistiquées, sont en préparation, un nouveau dispositif pourrait prochainement faire son apparition : les radars-tronçon. Plutôt que de mesurer la vitesse en un seul point, il s’agit cette fois de calculer la vitesse moyenne de chaque véhicule entre deux points d’un trajet. De tels dispositifs existent déjà à l’étranger (lire ci-dessous) et une expérimentation, à visée pédagogique et non répressive, est en cours sur 12 km de l’A10 entre Paris et Orléans et sur l’A7 au sud de Montélimar. Le gouvernement n’exclut pas de généraliser ce système comme l’a confirmé le 19 janvier le ministère des Transport en répondant à une question du député UMP du Val d’Oise George Morthon. « Ce système semble plus pertinent et surtout moins dangereux que celui mis en place actuellement, car il n’incite pas les automobilistes roulant à des vitesses excessives à ralentir de manière brusque à l’approche des radars automatiques », écrivait le député en octobre dernier en demandant au gouvernement si une généralisation était prévue.
Mardi dernier, la réponse est tombée. Expliquant qu’« un dispositif a été mis au point avec le Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) Méditerranée », le ministère des Transport a annoncé qu’« un marché devrait être lancé au deuxième semestre 2010 pour le déploiement de ce type d’équipement. » « La mise en place de ce dispositif doit permettre de lutter contre l’insécurité et l’incivilité, et, en même temps, d’inciter à une nouvelle prise de conscience sur l’importance de la vitesse, afin de passer en 2012 sous la barre des 3 000 morts sur les routes par an », poursuit le ministère. Le gouvernement ne donne en revanche pas date précise de déploiement, ni si les radars-tronçon seront informatifs ou répressifs.
En tout cas, ces radars semblent être particulièrement efficaces si l’on en juge par les statistiques de nos voisins européens. « L’installation de ces points de contrôles a permis d’obtenir de très bons résultats, le taux de mortalité ayant baissé de 50 % sur les infrastructures où le système a été installé », précise le ministère des Transports.
Des expériences en Europe
Plusieurs pays européens expérimentent les radars-tronçon ou commencent même à les déployer sur leurs routes et autoroutes. La Belgique, l’Autriche, la Hollande, l’Italie, le Royaume-Uni, la Norvège, l’Espagne sont intéressés par ces dispositifs qui seraient particulièrement efficaces pour faire baisser la vitesse selon les premières évaluation.
En Belgique par exemple, 8 tronçons, allant de 300 mètres à 10 kilomètres, ont été équipés. A Liège, c’est le tunnel autoroutier de Cointe, limité à 80km/h qui a été équipé. A l’entrée du tunnel , un flash enregistre la plaque d’immatriculation et 3 kilomèrtes plus loin, une seconde caméra fait de même. Un ordinateur calcule le temps de trajet et la vitesse moyenne. A la sortie du tunnel, un panneau affiche automatiquement le numéro de plaque et le message «Trop vite !»
La Suisse va mener une expérimentation similaire en ce d ébut 2010. L’Office fédéral des routes s’apprête à tester le Contrôle de vitesse par tronçon (CVT) à deux endroits, l’un sur un tronçon à ciel ouvert et l’autre dans un tunnel. Les tests se feront avec des radars traditionnels puis avec le CVT pour voir comment réagissent les conducteurs.
Sur internet, des avis partagés
Sur les forums internet consacrés à l’automobile ou sur les sites spécialisés dans l’actualité des radars, le débat sur les radars-tronçons commence à peine, mais, déjà, les avis sont partagés entre les pour et les contre. « ça pourrait être pas mal. Plutôt que de choper des gens de manière ponctuelle qui peut-être se sont « oubliés » pendant quelques instants sur l’accélérateur, ça permettrait plutôt de choper ceux qui délibérément roulent trop vite, sur une distante plus importante que les 3 mètres du flash habituel », estime une jeune conductrice. « Pas d’accord… Parce que rouler à plus de 130 quand les conditions de circulation le permettent, ce n’est pas rouler « trop vite » quoique nous serinent les officiels de la pensée unique en sécurité routière », rétorque Daniel.
« Big Brother. » « Sans chercher à partir dans le débat sur la « bonne vitesse » qui pourrait être autorisée, ce qui m’intéresse, c’est plutôt une meilleure gestion du répressif », résume un autre internaute, tandis que certains s’interrogent sur les aspects techniques et juridiques des radars-tronçons. D’autres dénoncent un nouveau « Big Brother » sur les routes. Certains enfin s’interrogent sur le devenir des avertisseurs légaux de radars : avec un contrôle de la vitesse moyenne, ils ne serviront à rien.
Comment marche le nouveau système ?
Les automobilistes dont certains s’estiment « fliqués » par les radars automatiques ou mobiles n’ont pas fini de rire jaune puisque le dispositif de radar-tronçon imaginé en France s’appelle SCALP, pour Système de Lecture Automatique de Plaque. Un projet en préparation depuis déjà plusieurs années et désormais parfaitement au point. « La Direction des Programmes Interministériels de Contrôle Automatique (DPICA) a financé le Centre d’études techniques de l’équipement (CETE) Méditerranée pour la réalisation d’un prototype pour la mesure du temps de parcours. Ce prototype, baptisé SCALP a pour objet de tester la faisabilité technologique, juridique et pratique en vue d’homologuer des systèmes prouvant qu’un trajet a été parcouru trop vite », explique le CETE. « Le prototype consiste en 2 lecteurs de plaques déplaçables, autonomes pendant quelques heures et en lien GPRS avec un ordinateur superviseur chargé de produire des constats de vitesse moyenne pratiquée » (voir infographie).
Dans un document datant de novembre 2007, le CETE expliquait que le prototype était opérationnel et prêt à des expérimentations sur site. Actuellement, deux expérimentations de radars-tronçon ont lieu sur l’A10 entre Paris et Orléans et l’A7 au sud de Montélimar. « Un rapport d’évaluation (actuellement en cours, ndlr) sera transmis à la DPICA qui statuera sur la suite à donner, c’est-à-dire sur le déploiement des contrôle-sanction de vitesse moyenne, à poste fixe et/ou en tant qu’équipements déplaçables, avec la procédure d’homologation associée », indiquait le CETE, précisant toutefois « le prototype ne traite pas des échanges avec le Centre National de Traitement (chargé d’envoyer les contraventions, ndlr). Cet aspect sera traité lors de la rédaction du cahier des charges d’homologation des équipements de contrôle-sanction de vitesse moyenne. » Le CETE a d’ores déjà réalisé à l’été 2008 une étude sur l’efficacité des radars-tronçon. SCALP présente un atout dans « l’acceptabilité sociale » : l’équité ; il est plus efficace que les radars traditionnels pour faire baisser la vitesse ; et son niveau de rentabilité via le taux d’infractions verbalisées serait supérieur. SCALP « semble très prometteur, plus juste pour les usagers et plus adapté aux objectifs de sécurité routière », concluent les chercheurs.
Info: La dépêche du midi